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Souvenirs et témoignages

En puisant dans la mémoire de certains, quelques souvenirs du siècle dernier :

  • Sépultures :

Pour les sépultures organisées pour une personne habitant de ce côté-ci du hameau, quelqu’un avait la charge de sonner la cloche de la chapelle lors du départ de la maison du défunt – le cortège s’effectuait à pied avec un corbillard tracté par deux chevaux. Le prêtre de la paroisse avec un ou deux enfants de chœur portant la croix de procession venait à pied à la rencontre de la famille. Au moment de la réunion du prêtre avec le cortège, la cloche se taisait et celle du clocher de l’église prenait le relais.

  • Le mois de Marie :

Une personne faisait l’animation et le fleurissement de la chapelle pendant le mois de Marie, le mois de mai de 1950 à 1955 environ. Tous les soirs elle faisait sonner la cloche, les gens se rassemblaient pour un temps de prière à 18h30. Il n’y avait pas de curé, une personne faisait la prière, la chapelle était pleine ! Les gens se retrouvaient pour prier et pour discuter après la prière.

  • Le 15 août :

Chaque année au 15 août il y avait une procession depuis l’église jusqu’à la chapelle avec des bannières. (souvenir se situant de 1940 à 1951)

  • Les rogations :

Les rogations étaient faites à la chapelle de Poisu. Les rogations sont des demandes particulières à Dieu (beau temps, pluie,…) exprimées 3 jours avant la Pentecôte : un jour depuis la croix de St Gras, 1 jour depuis la croix du Foug et un jour depuis la chapelle de Poisu. Ce cérémonial existait encore en 1954 Il avait été officié par le Curé St Marcel, le Père Ducret et le curé Grimonet. Il y avait toute une litanie des saints qui était énoncée tout au long de la procession, qui allait probablement du lieu de départ jusqu’à l’église de Moye.

Texte du Révérend Guillot (date estimée à 1876)

«  Vient alors la narration que je recopie servilement : Révérend César Guillot curé de Moye est né à Dullin en Savoie en 1801, il est venu vicaire à Moye le 10 janvier 1829, ayant été ordonné prêtre par Monseigneur Martinet, archevêque de Chambéry le 22 octobre 1828, il a succédé à son curé Rd Magnin qui s’est retiré à Rumilly chez son neveu. La nomination à la cure de Moye de Rd Guillot est du 1er mai 1833.

L’année de son arrivée à Moye comme vicaire, il a commencé par faire restaurer la chapelle St Jean Baptiste où l’on avait pas dit la messe depuis avant la révolution. La même année il s’est occupé d’une souscription pour la construction de l’église actuelle, l’ancienne étant dans un état pitoyable et ne pouvait contenir que le tiers de la population. Cette souscription produisait 6 000 livres.

L’église a été construite en 1836 et 1837. La somme nécessaire a été ensuite fournie par la vente de quelques communaux, toute la paroisse s’est montrée admirable de dévouement. Il a été reconnu bientôt que la nouvelle église n’était pas assez grande, une addition a été faite en 1860. Elle a coûté 8 600 francs.

L’église en avait coûté 23 000 : la fabrique, par le moyen de l’héritage de Jean Germain environ 42 mille francs, a fait construire l’école des Frères qui l’occupent depuis 1852 : ensuite a été bâtie la cure et enfin la maison des Sœurs. Le curé n’a rien négligé pour prouver à sa paroisse l’avantage inestimable d’avoir des Frères et des Sœurs pour instruire la jeunesse. La chapelle de Poisu a été construite en 1833 : on travaillait aux fondations lorsque le curé a reçu sa nomination à la cure de Moye II.

La paroisse de Moye s’est toujours montrée très dévouée et respectueuse pour son curé et c’est avec grand peine qu’il se retira contre les vœux de sa paroisse et l’avis de l’archevêque. Son âge et ses infirmités l’engagent à prendre du repos et à penser à lui. Le Conseil municipal lui offrait un second vicaire la veille de son départ le 29 juin 1876. »

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